D’où vient LUWISS?

meuble abandonné
causeuse remise à neuf

Voici en quelques lignes d’où vient Luwiss.

J’ai grandi dans un petit village en région rurale du Québec. Vers 1973-74, j’avais 7-8 ans. Mon père, Jean-Louis, (d’où le nom phonétique de Luwiss) y avait alors instauré le service de collecte des ordures ménagères.

Il m’est arrivé peu souvent de l’accompagner dans ses tournées de ramassage, non pas parce que j’étais trop petit, mais parce que je rechignais tout le long du parcours. Je pleurnichais parce que je ne voulais pas qu’il jette les meubles et autres articles qui avaient été mis aux vidanges. Je pleurais parce qu’il me raisonnait du fait que nous n’avions pas besoin de tous ces trucs et que, de toute façon, nous n’avions pas l’espace pour les entreposer. Et, nous en aurions fait quoi ? Personne ne voulait de trucs récupérés à cette époque.

Retour à aujourd’hui…

Le contexte actuel a beaucoup changé. Le ramassage des ordures n’est plus ce qu’il était. On prend conscience de L’ÉNORME potentiel qu’il représente tant sur les plans économique, écologique que social.

C’est ainsi qu’après avoir travaillé plus de 17 années comme intervenant social et organisateur communautaire, j’ai décidé de retourner à l’école et de me donner un métier : celui d’artisan rembourreur. Ce fût un passage «passionné» afin de réanimer mon rêve : celui de redonner vie à des articles ayant été abandonnés. C’était aussi un passage que je me suis imposé afin de me démontrer qu’il est possible de transformer sa vie afin qu’elle soit en harmonie avec ses propres valeurs. Bien évidemment, cela ne se fait pas sans effort ni sans persévérance, des valeurs qui méritent de gagner en popularité.

… le social dans l’âme

Me voici maintenant entrepreneur, avec toutes les connotations que cela peut comporter. Malgré tout, je reste fondamentalement un acteur du social dans l’âme: conscient que chaque décision et action portent un germe d’effets et de conséquences à tous les niveaux : écomomique, écologique, social, relationnel et individuel. Cela signifie donc qu’il revient à chacun de soi de se regarder aller et de constater quelles empreintes nous laissons sur notre passage par nos gestes d’entreprises et nos gestes quotidiens.

Il n’y a rien de plus simple à faire que de détruire et de ne se soucier de rien. C’est la voie de la violence, du terrorisme. C’est la voie rapide, celle de la facilité. À une ère où tout va si vite, prendre le temps de créer quelque-chose-de-bien-fait, respectueux de notre planète nourricière et de notre santé, reste une valeur auquel je crois. C’est une bien modeste contribution, mais je suis convaincu que ce petit geste, combiné à tous nos petits gestes, fini par faire une grande différence à la préservation de la beauté de notre monde…