Changer : un petit pas pour Paris et pour la planète

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Tout se jette et se remplace dorénavant. Voici bien où les meubles et le réchauffement climatique se rencontrent. Une sérieuse prise de conscience est à faire.

Pourquoi parler de la Conférence de Paris sur le climat, alors que Luwiss fabrique et remet à neuf des meubles? Un meuble c’est un objet commun que l’on utilise et que l’on jette ensuite, non? Pour ce qui est de la Conférence, il sera question de la réduction des gaz à effets de serre, et les meubles n’ont rien à voir avec cet enjeu, pourrions-nous croire. En fait, c’est tout le contraire. Cette simple question pose tout le coeur de la situation actuelle : consommer des biens puis les jeter pour les remplacer par d’autres encore et encore.

Qui a décidé que ce serait LE mode de consommation sinon ces industriels qui gagnent à ce que nous achetions toujours davantage de leurs produits jetables? Produire des biens non durables est la manne des tenants du libre marché! Quand nous devons remplacer les meubles que nous avons achetés à tous les 2 à 3 ans, c’est fidéliser une clientèle à un consumérisme de plus en plus effréné, et qui ne semble pas avoir de fin : d’année en année, la qualité de ce qui est offert sur le marché se dégrade volontairement -obsolescence programmée-, et est sciemment pensé par et pour ceux qui font des affaires.

Tout se jette et se remplace dorénavant. Voici bien où les meubles et le réchauffement climatique se rencontrent. Une sérieuse prise de conscience est à faire. Nous sommes en train de nous tuer nous-mêmes à petit feu par notre aveuglement. L’humanité est en train de s’auto anéantir, parce qu’elle refuse de se remettre en question, du moins pour plusieurs.

Pourtant, pourtant, pourtant, nous savons tellement comment faire pour fabriquer des biens durables. Et c’est le choix que nous avons fait depuis le tout début.

Consommer des biens jetables c’est :

  • accepter de surexploiter nos ressources naturelles planétaires jusqu’à épuisement;
  • cautionner que la minimisation du potentiel des ressources est LA façon de faire;
  • accepter de nous ensevelir sous nos propres déchets de consommations;
  • utiliser des sous produits du pétrole qui mettent un temps fou à se dégrader dans l’environnement et qui polluent par surcroit;
  • accepter que des retardateurs de feu nocifs sont souvent ajoutés aux matériaux pour fabriquer des meubles jetables;
  • utiliser des énergies colossales pour fabriquer des matériaux, meubles et autres articles destinés à être jetés dans un très court lapse de temps;
  • faire parcourir des distances énormes à nos biens de consommation, ce qui contribue grandement à produire encore plus de gaz à effet de serre;
  • être heureux de devoir continuellement se vider les poches pour remplir celles de multimilliardaires avides parce que nous, consommateurs, devons remplacer souvent nos « articles-poubelles ».

Consommer des biens durables c’est :

  • utiliser des matériaux récupérés, récupérables, exploités de façon responsable;
  • cautionner les produits conçus pour maximiser la durabilité et conçus pour être réparés ou remis à neuf;
  • limiter la production de déchets et y voir notre nouveau bassin de ressources;
  • utiliser le plus de produits naturels possibles, surtout ceux nécessitant peu ou pas de pesticides et insecticides (chanvre, latex, écales de sarrasin)
  • réaliser que la plupart des matières naturelles passent les tests d’inflammabilité sans ajout d’additif chimiques;
  • réaliser que certains matériaux naturels sont des sous produits et constituent une valorisation des résidus (écale de sarrasin, chanvre)
  • de choisir des matériaux produits le plus localement possible pour réduire les transports et limiter les émissions de CO2;
  • être heureux de faire un réel choix économique puisque les biens perdures et peuvent être remis à neuf, réparer, voire même transmis à des générations futures.

Changements climatiques et changement de vie salutaires

Enfin, avec la conférence de Paris, le vent semble vouloir tourner.  Qui oserait encore contester les changements climatiques actuels sinon ceux et celles dont les industries oeuvrent dans les secteurs des énergies fossiles et non renouvelables? Pour une rare fois, le contexte mondial parle non plus seulement de la pertinence -ou de l’importance- d’agir mais s’emploie même à définir des actions concrètes qui contribuent et qui vont contribuer à ralentir le rythme effréné de destruction et de pollution de notre environnement et, peut-être, réussir à limiter le réchauffement climatique. L’effervescence de ce mouvement de changement est déjà bien en place et ce virage semble irréversible et ce, même si la pétro économie et l’économie d’extraction des ressources naturelles font tout pour nous faire peur. Pour eux, faire le virage vers des énergies vertes et renouvelables, vers la fabrication et l’achat de biens écoresponsables et durables, c’est la mort de l’économie. Mais est-ce bien le cas? Certes ces industries passéistes y voit l’ombre de leur propre fin, mais c’est d’un changement de paradigme dont on parle ici, d’un changement d’orientation mondial, du développement d’une nouvelle économie.

Il va encore y avoir de la vie après le pétrole!

C’est Albert Einstein qui disait : « La folie, c’est se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. » C’est bien là toute l’essence dont nous parlons ici : la nécessité de changement. Si l’humanité poursuit sa course de la même manière que nous avons fait jusqu’à présent, nous n’obtiendrons jamais plus que le résultat dans lequel nous vivons présentement. Aujourd’hui est le résultat de nos réflexions, nos décisions et actions d’hier. En sommes-nous satisfaits? Si la réponse est Non, alors des changements s’imposent et ce à tous les niveaux : politiques, économiques, industriels et aussi individuels.

C’est à ce dernier niveau -individuel- que le plus grand des changements va opérer et sur lequel nous avons le plus de pouvoir, le plus d’influence. Il ne s’agit pas de faire table rase de tout. Il s’agit de revisiter ses croyances, ses valeurs, ses façons de faire et les critères qui nous guident pour prendre de meilleures décisions. C’est un changement de vue. C’est un changement de vie!

Oui, tous les aspects de nos vies sont à remettre en question, à tamiser et à trier. Cependant, changer est parmi les dernières choses que l’humain souhaite faire. Comme toute espèce -bien qu’il prétende en être au-dessus- l’humain est un être d’imitation et de répétitions. Une fois installé dans une routine de faire et de penser, un automatisme « confortable » s’installe : répéter nos façons de faire est si facile! Nous n’avons plus à réfléchir. Nous l’avons déjà fait dans le passé et nous souhaitons pouvoir appliquer les mêmes formules encore et encore, même si les problèmes et les contextes eux, changent. Lorsque la situation devient intenable et qu’on s’y sent obligé, miraculeusement la considération du changement devient prégnante. Et c’est exactement l’endroit où nous sommes actuellement.

Changer : un petit pas pour Paris et pour la planète

C’est Albert Einstein qui disait : « La folie, c’est se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. » C’est bien là toute l’essence dont nous parlons ici : la nécessité de changement.

Pour passer à l’action et changer, trois ingrédients sont nécessaires : de l’information, des alternative et de la persévérance.

Informations, alternatives et persévérance

Pour passer à l’action et changer, trois ingrédients sont nécessaires. Le premier est l’information, élément de base essentiel au changement. Comment peut-on agir sur quelque chose dont nous ne sommes même pas conscients? C’est notamment pourquoi il nous apparait si important de fournir des informations justes et vérifiables sur ce que nous produisons et sur les produits que nous ofrons. C’est l’éveille de la conscience qui peut faire une brèche dans nos habitudes.

Le second ingrédient, c’est d’avoir accès à des alternatives. À partir du moment où nous sommes conscients de l’importance, voire de la nécessité de changer, notre nature nature humaine fait en sorte que nous ne voulons pas demeurer suspendu dans le vide à se demander vers quoi d’autre se tourner. Pour ceux et celles qui éduquent et informent la population sur les avantages de changer et les raisons pour lesquelles il serait souhaitable de le faire -s’ils sont le moindrement professionnels dans leur démarche d’accompagnement-, ils auront pris soin de proposer des alternatives vers lesquelles se tourner afin de préserver un certain équilibre vers ce changement. Combler le vide est un facteur clé. Pour Luwiss, l’alternative est claire : nous offrons des meubles et des articles durables, fabriqués localement avec des matériaux le plus naturels possibles, afin de limiter les impacts tant sur l’environnement que sur la santé humaine.

Le dernier ingrédient -et probablement celui qui exigera un travail de tous les instants, du moins au début du processus-, c’est la persévérance. Il est si facile de retomber dans les ornières de nos « bonnes vielles habitudes » sans même s’en rendre compte. C’est la partie réflexe. Nous agissons comme nous avons toujours fait auparavant, et souvent tous les prétextes sont bons pour se justifier d’avoir failli : c’est le piège de nos automatismes. Retomber dans nos vielles façon de faire est très normal. Inutile de se punir si ça arrive car oui, ÇA VA ARRIVER. Cependnat, ce qui importe maintenant, c’est de s’aimer assez pour accepter que de faire comme avant n’est pas de la mauvaise foi. C’est tout simplement un signe que le nouveau sillon, comme ce petit chemin creusé au travers d’un parc, n’est pas encore tout à fait bien tracé, et qu’il nous faut redoubler de vigilance au début pour en faire notre nouvelle voie, notre nouvelle vie. Ne pas lâcher, persévérer, chaque fois où nous revenons dans les vielles habitudes, c’est LA clé qui fera qu’un jour, nous aurons enfin réussi à penser ET à agir autrement.

NDR : Pour ceux et celles qui se demande en quoi je peux avoir une quelconque notoriété d’écrire sur le changement et le passage vers de nouvelles habitudes, sachez qu’après avoir travaillé pendant près de 20 ans dans le domaine de l’éducation-prévention afin d’aider d’autres personnes à adopter de nouvelles habitudes de vie, j’ai moi-même décidé de provoquer un changement drastique dans ma propre vie. Je suis passé d’intervenant social à celui d’artisan et entrepreneur en rembourrage artisanal. Je n’avais aucune connaissance ni habileté manuelle, cependant j’ai réussi à vivre intensément ce changement, et me voilà maintenant avec un métier que j’adore. Vivre ce changement a été un défi de tous les jours, et si je n’avais pas eu la persévérance comme alliée, je n’aurais pas eu l’immense plaisir d’écrire ce billet ni même de fonder Luwiss. Changer est possible. Ce n’est pas toujours facile, mais ça se fait!

Avançons fièrement avec Paris -car changer n’est pas toujours si facile et il y a de quoi être fier de s’y investir- et entrons résolument dans la nouvelle ère du durable et du renouvelable.

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